Ho necessità di digerire le parole, trasformarle .... espulsione anaerobica ... e poi trasportarle nell'impianto di compostaggio del linguaggio ignorato

I versi andarono pel mondo dalla potenza del dolor sospinti

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Buona lettura !

V. Borgel

Questa bella poesia in lingua francese verrà tradotta in italiano e sarà collegata a questo post.






Un oiseau en prison sous son front


Elle avait presque l’âge de ne plus avoir d’âge
Deux bulles de passion flottaient sans maquillage
Sa bouche en trémolo lui donnait l’air d’un ange
Elle chantait dans la rue, dans une langue étrange

Assise pendant des heures, au soleil, sous la pluie
De jour comme de nuit, elle frottait ses dentelles
Aux pavés de la peur, aux perchoirs de l’oubli
Elle poussait sans repos, sa folle ritournelle

Les passants amusés, lui lançaient quelques pièces
Qu’elle ramassait, gracieuse, sans cesser sa chanson
Comme une princesse des ombres, en plume d’allégresse
Un oiseau en prison palpitait sous son front

Un jour comme les autres, à l’aurore du printemps
Elle sentit des frissons au sommet de sa tête
Sa voix n’émettait plus que quelques piaillements
Les cris d’un rossignol s’agitaient en tempête

De sa bouche enchantée, le bec en première ligne
S’échappât un oiseau aux plumes scintillantes
Qui prit son vol libre, en esquissant un signe
D’adieu du bout de l’aile, en ronde sifflotante

Les lendemains qui chantent se trompent de hasard
Et nos plus beaux accords sont souvent des souffrances
Des oiseaux enfermés, des illusions, des fards
Qui s’envolent un jour, dans une délivrance


Valerie  Borgel













 Corpi allontanati

diluiti nell'acqua salata

della realtà

Cercando limiti caldi

Toccando confini

senza fine

Nella notte folle

del riconoscibile

Pelle senza pelle

Mano vuota di mano

Bocca fessurata alla rinuncia

Territori carnali

senza difesa

contro il furore

del fiore bruciato

Nell'oscurità

del pensiero

si sveglia

un deserto di fuoco .



Valèrie Borgel



Coppia - olio e stoffa - Serena Nono

Què rompio el silencio .. ?


el grito de una mano estornudando impostergables caricias,,,

,,,esa misma mano que dibuja arco iris en los dientes afilados del silencio,,

mi oscuridad es de hierro,,,de piel descalza,,,de mar desnuda insistente,,

rompe el baile de los cabellos mojados de infinito,,,

fragmentos de luna en la almohada,,,

trizas de risas bajo el sombrero de la noche,,

verso alumbrado,,,que inventa otro sol tímido

alisando su mano de sal

al instante dio a luz a miles de turquesas aturdidas,,,en un collar de intensas preguntas,,,,

,,,y no recuerdo mas,



Valérie Borgel

Tuamor